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02.06.09

Permalien 22:43:02, par Serge Babary Email , 241 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

Une dérive inquiétante : "La sélection prénatal des garçons" !

La pratique des avortements sélectifs liés à une préférence sociale pour les garçons est un phénomène connu en Chine et en Inde. Selon le démographe Christophe Z. Guilmoto, cette même pratique peut être observée au Vietnam, au Pakistan, au Bangladesh, à Taiwan, à Singapour mais aussi en Azerbaïdjan, en Géorgie, en Arménie...
Au delà des considérations morales que peuvent porter les occidentaux sur ces pratiques, les conséquences sociales sont diverses et nombreuses lorsqu'une telle sélection prénatale se développe.
Tout d'abord, "le sexisme devient une norme inscrite dans les pratiques sociales" puis, avec un décalage de vingt ou vingt-cinq ans, "le manque de filles perturbe gravement le marché matrimonial. Le déséquilibre entraîne des migrations de mariage".
Les hommes qui ont du mal à trouver une épouse doivent aller chercher ailleurs. Au contraire, les femmes sont incitées à migrer vers les villes et des zones plus privilégiées, voire des pays voisins, où le manque de femmes leur donne une chance de trouver des maris de rang social supérieur.
Certains analystes prédisent même des conflits liés au manque de femmes !
Ces comportements nous ramèneraient-ils à l'époque de la guerre du feu et des razzias inter-tribales ou, plus proche de nous, de l'enlèvement des Sabines par les armées de Romulus ?
Un progrés, vraiment ?
(d'après "Le Monde" 20.05.09)

01.06.09

Permalien 23:28:04, par Serge Babary Email , 163 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

LA FIN DE L'EURO ?

En ces temps incertains d'élections européennes, je signale le dernier Essai iconoclaste de l'économiste Christian Saint-Etienne "La fin de l'EURO".
L'absence de point d'interrogation dans le titre indique bien que l'auteur n'est pas du tout assuré de la pérennité de notre monnaie commune. Pour lui, non seulement la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale, mais son avenir lui paraît gravement compromis.
Il est vrai qu'au lieu d'accroître la cooppération entre les pays membres, les disparités s'aggravent. Une concurrence fiscale de plus en plus exacerbée s'est installée. Mais plus inquiétant encore, l'Allemagne ne cherche-t-elle pas à faire éclater la zone euro pour en reprendre le contrôle ?
C'est ainsi qu'on en vient à se poser la question de l'avenir de l'euro ?
Derrière cette interrogation s'en trouve une deuxième, encore plus stratégique, et que les discours de la campagne électorale n'ont pas évoqué :
QUEL AVENIR POUR LA CONSTRUCTION EUROPEENNE ELLE-MEME ?

19.03.09

Permalien 23:53:33, par Serge Babary Email , 609 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

INQUIETUDE ET COLERE

Un, deux, trois millions de manifestants dans les rues ?
Les cortèges étaient denses ce 19 mars dans plus de 200 villes de France à l'appel des syndicats ; bon nombre de salariés du secteur privé se joignant aux défilés revendicatifs.
Il est vrai que la situation sociale se détériore rapidement et que l'annonce de suppressions d'emplois et la mise en place de chômage partiel crispent les relations dans de nombreuses entreprises, dont certaines en grande difficulté.

Les slogans ne font pas dans la "dentelle" ! En voici quelques échantillons :
"Y'en a assez de cette société ! Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, ça ne peut plus durer!"
ou encore, "Emplois supprimés, salaires bloqués, retraites comprimées, ça va péter!"
Au-delà de ces mots d'ordre parfois caricaturaux, essayons de retenir les deux grandes motivations qui animent la plupart des manifestants :

1) L'INQUIETUDE.
Elle est légitime, elle ne doit pas être sous-estimée, elle taraude la société face à la crise :
- inquiétude des salariés dans les entreprises menaçées par des baisses d'activité catastrophiques,
- inquiétude devant le chômage partiel et les menaces de licenciements,
dans des régions où il n'y a souvent pas d'emplois de remplacement,
- angoisse de la perte de pouvoir d'achat pour assurer les charges de la vie courante (loyer, crédits, études des enfants ...)
- inquiétude pour les retraites,
- inquiétude pour l'avenir des plus jeunes,
Toute cette accumulation de menaces doit être prise en compte car elle a un effet psychologique destructeur sur une partie de la population, souvent la plus fragile, la moins formée, et que menace la précarisation.
Notre Pays a un systême social complexe, généreux, capable d'amortir les coups de boutoir de la crise ; son coût est le plus cher du monde en terme de cotisation, on ne peut pas laisser dire que rien n'est fait pour protéger les victimes des difficultés économiques. Au Gouvernement, aux Parlementaires d'en faire la promotion haut et fort pour ne pas laisser les plus exposés de nos concitoyens seuls dans leurs difficultés.

2) LA COLERE
Une partie est artificielle, manipulée, fruit d'une pression politicienne bien dangereuse dans de telles circonstances.
Une autre partie est, il faut bien l'admettre, justifiée et je n'hésite pas à m'en faire le relais :
- Colère des "conti", ces ouvriers de Continental qui apprènent qu'en même temps que l'on ferme leur usine à Clairoix, leur société embauche à Timisoara en Roumanie pour fabriquer les mêmes pneus ! Salaires d'embauche des ouvriers roumains : 250 € par mois ! Etait-il donc si urgent, toutes affaires cessantes, de faire entrer la Roumanie dans l'Union Européenne, sans un minimum de précautions sur le plan social. Cette situation est indigne et disqualifie la gestion politique de l'Europe qui ne protège pas ses ressortissants à l'INTERIEUR même de son territoire !
- colère des salariés des entreprises où le chômage partiel massif est décrété ou bien de celles où des licenciements économiques d'ampleur sont planifiés et où de copieux BONUS sont distribués aux dirigeants comme si de rien n'était ! Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures, le Premier Ministre l'a d'ailleurs rappelé.

La crise est mondiale, elle entraîne de terribles répercussions sociales ; sa gestion nécessite de tenir compte de la réelle inquiétude voire de l'angoisse justifiée d'une partie de la population, mais aussi d'être extrêmement ferme face aux injustices et aux comportements "voyous" qui exaspèrent nos concitoyens.

18.03.09

Permalien 23:46:11, par Serge Babary Email , 366 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

"CA FAIT UN PEU RAPACES" !

"Les militants NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) qui font le tour des entreprises en difficulté, ça fait un peu rapaces" déclare François CHEREQUE, responsable de la CFDT.

Il est vrai que l'activisme des militants du parti d'Olivier BESANCENOT ne facilite pas la tâche des syndicats "réformistes".

On est là pour "sauver ce qui peut l'être" déclarent les uns ; on est là "pour faire monter la pression" disent les autres !

Dans la crise, les salariés des entreprises en difficulté deviennent un enjeu, leur mobilisation et leur inquiétude pouvant servir de levier à ce que le secrétaire général de la CFDT appelle "des expressions radicales de désespoir".

Si l'on sent bien monter ce "ras-le-bol général" dont parlent les syndicats, peut-on pour autant imaginer de "faire la grève contre la crise" ? C'est bien la question qui va se poser lors de la journée d'action du 19 mars ; la convergence des mécontentements ne définit pas une politique alternative crédible.

Et pourtant, on retrouve là les résultats d'un récent sondage BVA (La Tribune - 16 mars) qui indique que pour 35% des personnes interrogées, le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste est "capable de changer les choses" ! Bien mieux, 43% des sondés estiment qu'Olivier BESANCENOT "s'occupe de leurs problèmes" contre 28% pour le chef de l'Etat !
Il faut donc prendre en considération ce sentiment diffus dans la population que des solutions simplistes, voire abruptes peuvent être apportées en s'appuyant sur des discours radicaux balayant le syndicalisme "classique" (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et même y compris CGT)et s'affrontant au gouvernement et à l'Elysée pour en combattre les décisions.
A cet égard, la mobilisation du 19 mars devra être analysée avec précision pour y mesurer le poids des tenants de la politisation à outrance du mouvement social, voulant transformer le "ras-le-bol" exprimé par les manifestants en hostilité à la politique du Président de la République.
La constitution d'un tel front anti-Sarkozy marquerait une rupture avec la gestion jusqu'à maintenant financière, puis économique et maintenant sociale de la crise. Quelle marge de manoeuvre reste-t'il poue donner du "grain à moudre" aux syndicats ?

17.03.09

Permalien 18:55:56, par Serge Babary Email , 283 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

LETTRE OUVERTE A MADAME LA PRESIDENTE DU CONSEIL GENERAL

"POUR UN BUDGET A LA HAUTEUR DE LA CRISE"

Madame la Présidente,

Face à la crise que nous affrontons et aux enjeux qui nous attendent, il est indispensable que les élus concentrent leurs efforts de manière efficace. La crise n'est pas seulement nationale ; elle touche tout le monde et nous connaissons tous des personnes qui en subissent les conséquences. Notre priorité est de les protéger et de leur permettre de conserver leur emploi.

Dans son plan de relance, le Gouvernement a fait le choix embitieux et efficace de l'investissement car l'investissemenet donne du travail aux entreprises, soutient l'emploi et prépare l'avenir.

Aujourd'hui, je vous demande solennellemenet de mettre de côté les considérations partisanes et les critiques systématiques envers l'action du Gouvernement pour faire, à votre tour, le choix de l'avenir en adoptant une politique d'investissemeent. Notre département d'Indre-et-Loire a besoin d'un budget qui, à l'image du plan de relance, soit à la hauteur des enjeux.

Alors que l'Etat va augmenter de 17 Md€ le budget de la protection sociale, qui est déjà chaque année de 550 Md€, alors que le Gouvernement a annoncé une meilleure indemnisation du chômage partiel et une aide accrue pour les classes moyennes et les familles, par exemple en supprimant en 2009 les sommes retant à payer pour les contribuables de la première tranche de l'impôt sur le revenu et en augmentant les allocations familiales, que proposez-vous pour accompagner les femmes et les hommes de notre département touchés par la crise ?

Nos reponsabilités d'élus locaux nous imposent, tout comme aux représentants nationaux, d'agir dans l'intérêt des administrés : soutenir l'investissement local, c'est soutenir l'emploi des Tourangeaux."

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