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On voit bien s'organiser depuis quelques années ce que l'on pourrait appeler du "marketing social".
Il s'agit, pour un groupe de pression, la plupart du temps syndical, de choisir, en fonction de son activité, le moment le plus sensible du calendrier pour se déclarer en grève.
La "pression" devient donc maximum sur les responsables et les média adorent ce genre de situation conflictuelle dont le résultat est le plus souvent connu : la "victoire" des "justes revendications" enfin prises en compte !
Parfois la simple menace de blocage suffit pour obtenir satisfaction !
QUELQUES EXEMPLES :
- Les cas les plus fréquents sont, il faut bien le dire, le fait des syndicats de la SNCF : pas de départ en vacances ou en week-end prolongé sans menace de blocage, dépôt de préavis ou autre perturbation de la circulation ferroviaire (périodes préférées : 14 Juillet, 15 Août, grand déplacement estival 31 Juillet/1er Août, Toussaint, et bien sûr Noël !)
- Un autre cas d'école (si j'ose dire !) est celui, assez habituel aussi, des syndicats d'enseignants lors des rentrées scolaires ; Ah cette bonne vieille rentrée de septembre si propice à placer quelques revendications traditionnelles !
- La même démarche se retrouve quelques semaines plus tard lors de la rentrée universitaire... Les syndicats ne sont pas les mêmes, mais les revendications sont similaires !
Venons-en à cette période actuelle de la mi-décembre 2009 où le "marketing social" semble trouver sa vitesse de croisière.... enfin, parler de "vitesse" est un peu excessif puisque les premiers protagonistes sont justement dans le transport :
- Tout d'abord nous trouvons une menace de grève des routiers qui ont bien compris qu'ils pouvaient bloquer l'approvisionnemenet des grandes surfaces commerciales en cette période de Fêtes (pression maximum)
- On ne pouvait pas imaginer une telle période "favorable" sans plusieurs préavis de grève à la SNCF du fait que des millions de voyageurs prévoient de se déplacer pour la fin d'année (pression maximum)
- Pendant les Fêtes, vous avez peut-être prévu de visiter quelques musées ou monuments ? C'est en tout cas également le projet de très nombreux touristes étrangers .... qu'à celà ne tienne : un mouvement de grève reconductible perturbe l'accés à certains musées et monuments ! Tant pis pour vous, tant pis pour les touristes étrangers, l'intersyndicale du ministère de la Culture s'en occupe (pression maximum)
- La période des Fêtes de fin d'année c'est évidement le moment où l'on retire massivement des liquidités dans les distributeurs de billets ; selon le principe du "marketing social" imaginez la suite : les syndicats appellent à la grève les "dabistes" (!) chargés de la maintenance et l'alimentation des distributeurs automatiques de billets (D.A.B.)! On peut prédire à cette nouvelle corporation entrant en action un avenir très prometteur ! (pression maximum ++)
Voilà où nous en sommes pour l'instant.
J'imagine que quelques professions très "typées" développant leur activité entre Noël et le Jour de l'An se préparent à entrer en lice et que les stratèges syndicaux affinent leurs revendications :
Quelques exemples :
- Les écailleurs d'huitres qui, si ils cessaient le travail au bon moment le 24 ou le 31 décembre bénéficieraient d'une "pression maximum" ;
- Les marchands de sapins de Noël qui pourraient, eux aussi, bloquer tout le déroulement des festivités traditionnelles ; on peut d'ailleurs en dire autant des éleveurs de dindes, des fabricants de bûches glacées, des poseurs de guirlandes, etc ...
- Ayons une pensée particulière pour le mouvement de revendication que pourraient déclencher les personnages des crêches vivantes en désertant la messe de minuit !
- et que dire d'une grève générale de la TV à minuit pile, le 31 décembre lors du décompte des dernières secondes de l'année : "pression maximum autorisée" !
Il faut bien dire un mot du cas très particulier du Père Noël qui, ne travaillant qu'un jour par an, a en sa possession l'arme revendicative absolue : et si il faisait grève justement ce jour là ?
Pour oublier tout ça, vivement la trêve des confiseurs ..... tiens, au fait, les confiseurs .....
PROCEDURE :
Vous retenez une méthode "objective", basée sur différentes statistiques "irréfutables" issues d'un "panier" d'indices provenant de huit pays membres......
...et vous proposez d'augmenter les salaires des 38.000 fonctionnaires de la Commission européenne de ..... 3,7 % !
Evidement, cette initiative de la Commission n'est pas du goût de la plupart des Etats membres et une quinzaine de capitales, dont Paris, Londres et Berlin, ont fait part de leur opposition plus ou moins ferme à une telle hausse.
En dehors de l'importance de la demande excessive de hausse en cette période de crise (pour des agents qui par ailleurs bénéficient de l'exonération fiscale !), la Commission se trouve en contradiction avec ses propres recommadations de modération salariale préconisée à l'encontre de certains Etats !
En effet, quelques Etats membres font l'objet de procédure pour déficit excessif et, sur injonction de Bruxelles ont dû geler les salaires de leurs fonctionnaires (Ex: Grèce, Irlande, Hongrie, Etats baltes) !
Cette dérive financière n'est pas faite pour réconcilier la population avec les institutions européennes.
Je pense qu'il est grand temps que les élus européens s'emparent de ces décisions et ne laissent plus aux seuls fonctionnaires bruxellois le soin de décider de leurs propres rémunérations !
(d'après "Le Monde" 28.11.09)

La commission des finances du Sénat a cru "bien faire" en votant à l'unanimité un amendement relevant de 5,5 à 19,6 % le taux de TVA appliqué aux restaurants.
Heureusement, lors du vote en séance, une majorité de sénateurs s'est trouvée pour maintenir ce taux à 5,5 % lors de la discussion budgétaire.
Ce "coup de semonce" de la Commission des Finances, tel que l'exprime son président Jean ARTHUIS, était destiné à faire comprendre à la profession des restaurateurs que les consommateurs n'avaient pas jusqu'à présent profité de cette baisse de TVA qui, par ailleurs, coûte cher au budget de l'ETAT.
INUTILE PROVOCATION à mon avis car la profession a attendu DES ANNEES que l'écart de t.v.a avec la restauration rapide soit annulé pour mettre les restaurants traditionnels en situation d'égalité concurrentielle.
Devant les tergiversations de Bruxelles, il a fallu un engagement du candidat SARKOZY lors des présidentielles, et la pugnacité d'Hervé NOVELLI par la suite pour obtenir enfin cette baisse.
L'accord passé avec les professionnels portait sur TROIS pistes :
1) Reporter cette baisse de TVA sur le prix des menus
2) Utiliser cet avantage pour rénover l'outil de travail (en particulier remise aux normes des cuisines)
3) Consacrer ce supplément de marge à l'amélioration des salaires de la branche.
L'attitude des sénateurs, membres de la Commissions des finances, semble uniquement motivée par le 1er point mentionné. IL est vrai que pendant tout l'été les médias ont fait la chasse aux baisses de prix sur les menus, oubliant totalement que les restaurateurs pouvaient opter pour d'autres utilisations des facilités financières qui leur étaient accordées ! (évidement beaucoup moins médiatiques !)
La profession, ainsi montrée du doigt, considère comme une véritable provocation l'accusation publique de n'avoir pas joué le jeu :
- certains (environ 1/3) ont proposer une baisse de prix,
- d'autres ont entrepris des travaux
- les discussions salariales sont par ailleurs en cours avec les syndicats.
Le travail des restaurateurs est dur, ce ne sont pas tous des vedettes étoilées, leurs marges sont faibles, leur gestion difficile ; il alimentent en grande proportion les séances des Tribunaux de Commerce en cette période de crise.
Il était donc inutile de laisser supposer publiquement qu'ils n'avaient pas respecté leurs engagements ; à dire vrai, au final, qu'ils avaient "empoché le cadeau fiscal" !
Cette accusation est infondée, injuste et malveillante vis à vis de professionnels qui ne rechignent pas sur les horaires et les jours de présence pour assurer le meilleur service à leur clientèle.
Les sénateurs ont fait preuve en d'autres occasions de davantage de "sagesse" et de discernement !!!!!


En déplacement à CUBA pour un projet humanitaire au profit des "Ecoles contre les ouragans", Yannick NOAH doit donner un concert au théâtre Karl-Marx de la Havane.
Le décor est planté qui devrait lui permettre de ne pas oublier d'où provient le vieux dictateur.
Ca tombe bien, NOAH rêve de rencontrer Fidel CASTRO !
Il déclare "qu'il ne sait pas si il aura le grand honneur de le rencontrer", en précisant "qu'il n'a pas de chose à lui dire ..."
Hé bien on peut lui donner quelques sujets de conversation !
Par exemple d'évoquer les 1,7 millions d'éxilés cubains ayant fuit la dictature communiste ...
Ou bien les 100.000 cubains qui ont connu depuis 1959 les camps et les prisons en raison de leurs opinions ...
Et les 15.000 à 17.000 personnes qui ont été fusillées ...
Il pourra également dire quelques mots à propos des écrivains qui ont été persécuttés dès après la Révolution et des nombreux dissidents et opposants lourdement condamnés...
Il pourra citer à ce propos le cas du poète Raul RIVERO ou du journaliste Juan Carlos HERVERA ACOSTA, chacun condamnés à 20 ans de prison ...
La liste est longue des dissidents surveillés et soumis à la censure ; il n'aura que l'embarras du choix "pour dire des choses" au Leader Maximo !
Si il est à court d'idées, il pourra toujours demander pourquoi le fait de capter les chaînes étrangères de télévision reste interdit par le gouvernement,
ou pourquoi l'ouverture d'une ligne internet est soumise à l'autorisation des autorités ?
On peut espérer "que le grand honneur" attendu par Y.NOAH ne s'accompagne pas d'une admiration pour ce cher FIDEL ?
Il est vrai que la pensée politique de la très populaire vedette est plutôt abrupte !
On se souvient de son "si SARKOZY est élu, je me casse" durant la campagne présidentielle, déclaration sans suite ....
et, quelques mois après l'élection, dans une déclaration au Parisien, parlant avec "délicatesse" de son même "ennemi" le Président élu : "son discours c'est "Bouffe de la m.... et ta geule"!
Peut-on espérer qu'il parlera avec la même liberté de ton au Leader MAXIMO ?

LA TAXE PROFESSIONNELLE SERA SUPPRIMEE EN 2010 ET C'EST "TANT MIEUX"
Depuis des décennies chacun dénonce cet "impôt imbécile" (dixit F.MITTERAND !) qui frappe les investissements industriels et handicape dangereusement la compétitivité de nos entreprises sur les marchés mondiaux. La crise a précipité la décision : SUPPRIMER CETTE TAXE !
Tout le monde parlait de le faire ; sous l'impulsion du Président SARKOZY, le gouvernement le fait.... ET C'EST "TANT MIEUX" !
Evidement, l'alliance de tous les conservatismes s'oppose à cette suppression, laissant entendre que la fiscalité sera reportée sur les ménages ; c'est FAUX.
Qui peut imaginer qu'une nouvelle contribution, plus équilibrée, basée sur la valeur ajoutée, ne sera pas imposée aux entreprises.
L'ultime posture d'opposition politique est de lier cette modernisation de la fiscalité locale à la réforme, tant attendue par nos concitoyens, des différents niveaux des collectivités territoriales (le fameux mille-feuilles administratif tellement générateur de dépenses inutiles !).
En quoi le rapprochement Région-Département est-il insupportable si l'on prend soin de maintenir un lien direct entre l'économie d'un territoire et l'institution qui le gère ?
On a maintenant l'habitude de l'opposition constante et frontale des socialistes aux décisions gouvernementales, mais cette réforme se fera ; chacun en comprend bine l'intérêt et saura rester sourd aux sirènes du conservatisme qui veut que rien ne bouge.
NB : une partie de ce texte est reprise ce matin dans la NR.