| « 10 à 15% d'augmentation des impôts pour 2009 pour le DEPARTEMENT | LA 33ème GREVE DANS L'EDUCATION NATIONALE DEPUIS 2000 ! » |

Peut-on accepter de se contenter de polémiquer alors que des malheureux meurent de froid en région parisienne ? Le quatrième décés de SDF en un mois devrait mettre définitivement fin aux tergiversations et joutes oratoires qui semblent oublier que des hommes et des femmes sont en danger de mort !
"Les pouvoirs publics ont une responsabilité et un devoir, c'est de ne pas laisser mourir les gens" déclare le Président SARKOZY en envisageant de rendre l'hébergement des SDF obligatoire par grand froid.
Sa ministre du Logement, Christine BOUTIN, annonce à la suite le lancement d'une réflexion sur l'opportunité de rendre obligatoire la mise à l'abri des SDF quand la température descend en dessous de 6 degrés.
Cette proposition, qui peut sembler de bon sens, est condamnée unanimement par les associations qui dénoncent "une grave régression".
Il s'agit là des termes mêmes utilisés par Xavier EMMANUELLI, le fondateur du SAMU social affirmant que cette proposition "ne tient pas debout. J'y suis formellement opposé" conclut-il.
La qualité de cet intervenant dans le débat doit être prise en considération, son attitude ne peut en aucune manière être suspectée d'arrières pensées politiciennes.
Du coup le Premier Ministre y va de sa déclaration : "Il n'est pas question d'obliger les SDF à rejoindre les hébergement d'urgence en cas de grand froid".... tout en soulignant que la "non assistance à personne en danger" serait une "faute" !
C'est déjà assez confus au regard des situations dramatiques à traiter et on imagine l'interprétation des consignes pour les travailleurs sociaux chargés d'assister les SDF ; mais la conclusion de l'intervention du Premier Ministre contredit le début de son propos et j'avoue mon INCOMPREHENSION devant ses déclarations :
"On ne peut pas laisser quelqu'un, dont on sait qu'il risque de mourir, sans tenter le maximum pour essayer de le mettre à l'abri", estimant qu'il faut "par tout les moyens, convaincre ceux qui sont en danger de mort de rejoindre les centres d'hébergement, ce que, jusqu'à aujourd'hui, ils refusent".
Cette confusion verbale n'est PAS ACCEPTABLE car, dès cette nuit, à notre porte, des sans-abri risquent de mourir faute d'être secourus.
On peut éventuellement comprendre l'attitude des associations qui réclament sans relâche, depuis des années, un traitement de fond de la misère et voudraient voir résolus les problèmes d'hébergement ; malheureusement ce n'est pas le cas et pour autant elles ne doivent pas s'opposer d'une façon presque théâtrale aux mesures d'urgence.
Par ailleurs les pouvoirs publics ne sont pas restés inactifs en faveur des plus démunis : déblocage de quelque 200 millions d'euros en février dernier. Un quart de cette somme est allé à la résorption de l'habitat indigne tandis que le solde a permis de développer 12000 places dans des centres d'hébergement... Manifestement tout celà est insuffisant.
Plus sérieuse est la remarque de Nicole MAESTRACCI, présidente de la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS). Elle insiste sur les précautions à prendre avant d'avoir recours à la contrainte pour éviter que les SDF pris en charge de force ne risquent, à l'avenir, "de se cacher" dans des lieux peu fréquentés pour préserver leur tranquillité. Terrible constat, car ils pourraient y mourir dans la solitude.
Face à cette situation d'urgence absolue, je pense qu'il faut faire taire la polémique et AGIR. Mettre à l'abri du froid ceux qui sont à la rue ICI et MAINTENANT, et repousser à plus tard les discussions académiques et les pas de deux politiques !
Le problème ne doit pas être pour les uns ou les autres, agissant d'ailleurs tous par humanisme, d'avoir raison, MAIS DE SAUVER DES VIES.