| « LA PRESIDENTE A LA MANOEUVRE ! | 10 à 15% d'augmentation des impôts pour 2009 pour le DEPARTEMENT » |

Je tiens à dénoncer les propos méprisants de la Présidente du Conseil Général, Claude ROIRON, à l'adresse du monde du petit commerce.
Voilà le point d'orgue de son propos sur les orientations budgétaires 2009 du Département d'Indre-et-Loire :
"Gérer, c'est anticiper, ET NON PAS SE COMPORTER COMME UN PETIT BOUTIQUIER GERANT LE PETIT PAS-DE-PORTE QUI LUI A ETE TRANSMIS."
Il y a dans cette phrase tout le mépris et la morgue indigne d'une responsable socialiste à l'encontre d'une catégorie sociale respectable.
Bien sûr, un BOUTIQUIER ne peut être que PETIT, c'est à dire "insignifiant", "mesquin", "à l'esprit étroit" !
Il gère évidement un PETIT PAS-DE-PORTE incapable qu'il est, le pauvre boutiquier, d'avoir développé un fond plus important !
De plus, quelle horreur, cette petite affaire méprisable, LUI A ETE TRANSMISE.... c'est donc un "héritier", une sorte de "rentier", évidement pas dans le "sens de l'histoire" et du "progré social".
Ne serait-ce pas l'archétype de "l'ennemi de classe" ce petit bonhomme réactionnaire, râleur et franchouillard ?
Hé bien, Madame la Présidente, comme il ne doit pas y avoir beaucoup de représentants de ces "petits boutiquiers" dans les sections du PS que vous fréquentez, ni parmi les élus que vous cotoyez, je met un point d'honneur à prendre la défense de cette corporation de travailleurs, durs à la peine, ne comptant pas leurs heures et fiers de leurs racines.
Figurez-vous que la gestion ils connaissent bien, ils ne font d'ailleurs que ça, gérer au plus juste les sotcks, les pertes, la trésorerie, les échéances, les garanties sur leur patrimoine, les absences impossibles, la famille sacrifiée. Et au bout, pour le moindre manquement, le moindre déficit, le risque de la fermeture, de la faillite.
Ils n'ont pas la possibilité comme vous, Madame la Présidente, de déclarer en cas d'insuffiance de recettes : " C'est pourquoi, je l'indique dès maintenant, l'augmentation de la fiscalité sera de 10 à 15% en 2009. Les contraintes ntionales et locales nous y obligent."
Je suis fier d'appartenir à ce milieu du commerce et de l'artisanat tant décrié par des pseudo-intellectuels incapables sans doute de ne pas mener à la faillite la moindre boutique de quartier.
Et puis ce milieu, il a parfois de belles pousses, souvenez-vous de la fille de l'épicier, Margareth THATCHER, une VRAIE Dame de Fer celle-là, parcequ'elle savait ce qu'était la gestion prudente d'un boutiquier et le respect du travail de tous ces soutiers de l'économie éloignés des emplois protégés et des gros chèques de fin de mois ; les fins de mois ils en assurent seuls l'équilibre !