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Victime de la crise financière, la construction du plus haut immeuble d'Amérique latine vient d'être suspendue à Santiago du Chili. Cette tour futuriste de 70 étages et 300 mètres de haut, aux deux tiers inachevée devait dominer un gigantesque centre d'affaire d'un coût de 465 millions d'euros.
Le contexte économique a eu raison de ce projet grandiose dont la "rentabilité" n'apparaissait plus assurée à court terme.
Ces six derniers mois, la crise a déjà conduit au gel de la construction de gratte-ciel censés battre le record de hauteur dans le monde (Tour Nakheel à Dubaï, 1.000 mètres!) en Europe (Tour de Russie à Moscou, 612 mètres) et en Amérique du Nord (Tour Spire à Chicago, 610 mètres).
A fin décembre 2008, 124 chantiers concernant des gratte-ciel étaient stoppés dans le monde ce qui confirme l'ampleur de la course au gigantisme dans ce domaine ; on peut tout de même s'interroger sur un tel développement, bien loin du "développement durable" que les aménagements urbains doivent maintenant respecter scrupuleusement.
On connaît les coûts en énergie et en matériaux de telles constructions dont le seul objectif semble être l'orgueil démesuré de leurs promoteurs !
"Allons ! Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche au ciel ! Ainsi nous deviendrons célèbres ..." : dans la Genèse déjà la Tour de Babel symbolisait l'orgueil incommensurable des hommes... et à chaque fois une crise pour y mettre fin.