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Dans la nuit du 4 au 5 août 1789 s'est mis en place devant l'Assemblée constituante l'un des symboles fondateurs de notre démocratie : l'abandon de privilèges multiséculaires et l'établissement de l'égalité de TOUS devant la loi.
Cette nuit-là l'Ancien Régime est remis en cause d'une façon REVOLUTIONNAIRE : tous les privilèges de l'aristocratie, de l'Eglise et des Provinces sont abolis, même certains avantages "bourgeois" y passent tels le privilège de certaines charges héréditaires.
Dans notre inconscient collectif nous faisons toujours référence à cet acte fondateur, pilier du principe républicain d'EGALITE.
Au fil du temps, des siècles, sous la pression de groupes influents, par clientèlisme ou par laxisme la REPUBLIQUE a vu remise en cause ici ou là cette exigence fondatrice de notre pacte social.
Nos concitoyens sont hyper-sensibles à l'existence contemporaine de privilèges ; ils ne supportent simplement pas que certaines catégories de citoyens échappent à la loi commune.
Plus de deux siècles après cette nuit mémorable la vigilance s'impose pour revenir au principe d'égalité et le maintenir.
On peut explorer plusieurs domaines "sensibles" :
- l'égalité devant l'impôt que les exemptions, niches et optimisations fiscales ont fait voler en éclat,
- l'égalité devant la retraite où l'on voit certaines catégories sociales bien structurées et syndiquées particulièrement avantagés par rapport à la masse des salariés (cotisations, âge, rente),
- l'égalité face au SAVOIR, et particulièrement les trop nombreux dysfonctionnements de l'Ecole de la République qui ne joue plus que très mal son rôle pour la promotion sociale des nouvelles générations ; et où l'on voit du Collège à l'Université en passant par le Lycée, année après année le blocage de toute réforme qui permettrait de redonner du dynamisme au grand Corps de l'Education Nationale,
- le manque de considération dans certaines entreprises où les bonus, primes et parachutes divers dont bénéficient certains dirigeants sont considérés comme choquants par le plus grand nombre.
Ainsi les chantiers sont nombreux et considérables pour éviter qu'un sentiment d'injustice s'installe et mine les rapports sociaux ; c'est la responsabilité des élus de s'y engager en luttant contre les "combines", les passe-droits, les conservatismes, le sentiment d'impunité de certains.
Qui peut dire que les réformes sont inutiles ?