Archives pour: Mars 2009

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19.03.09

Permalien 23:53:33, par Serge Babary Email , 609 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

INQUIETUDE ET COLERE

Un, deux, trois millions de manifestants dans les rues ?
Les cortèges étaient denses ce 19 mars dans plus de 200 villes de France à l'appel des syndicats ; bon nombre de salariés du secteur privé se joignant aux défilés revendicatifs.
Il est vrai que la situation sociale se détériore rapidement et que l'annonce de suppressions d'emplois et la mise en place de chômage partiel crispent les relations dans de nombreuses entreprises, dont certaines en grande difficulté.

Les slogans ne font pas dans la "dentelle" ! En voici quelques échantillons :
"Y'en a assez de cette société ! Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, ça ne peut plus durer!"
ou encore, "Emplois supprimés, salaires bloqués, retraites comprimées, ça va péter!"
Au-delà de ces mots d'ordre parfois caricaturaux, essayons de retenir les deux grandes motivations qui animent la plupart des manifestants :

1) L'INQUIETUDE.
Elle est légitime, elle ne doit pas être sous-estimée, elle taraude la société face à la crise :
- inquiétude des salariés dans les entreprises menaçées par des baisses d'activité catastrophiques,
- inquiétude devant le chômage partiel et les menaces de licenciements,
dans des régions où il n'y a souvent pas d'emplois de remplacement,
- angoisse de la perte de pouvoir d'achat pour assurer les charges de la vie courante (loyer, crédits, études des enfants ...)
- inquiétude pour les retraites,
- inquiétude pour l'avenir des plus jeunes,
Toute cette accumulation de menaces doit être prise en compte car elle a un effet psychologique destructeur sur une partie de la population, souvent la plus fragile, la moins formée, et que menace la précarisation.
Notre Pays a un systême social complexe, généreux, capable d'amortir les coups de boutoir de la crise ; son coût est le plus cher du monde en terme de cotisation, on ne peut pas laisser dire que rien n'est fait pour protéger les victimes des difficultés économiques. Au Gouvernement, aux Parlementaires d'en faire la promotion haut et fort pour ne pas laisser les plus exposés de nos concitoyens seuls dans leurs difficultés.

2) LA COLERE
Une partie est artificielle, manipulée, fruit d'une pression politicienne bien dangereuse dans de telles circonstances.
Une autre partie est, il faut bien l'admettre, justifiée et je n'hésite pas à m'en faire le relais :
- Colère des "conti", ces ouvriers de Continental qui apprènent qu'en même temps que l'on ferme leur usine à Clairoix, leur société embauche à Timisoara en Roumanie pour fabriquer les mêmes pneus ! Salaires d'embauche des ouvriers roumains : 250 € par mois ! Etait-il donc si urgent, toutes affaires cessantes, de faire entrer la Roumanie dans l'Union Européenne, sans un minimum de précautions sur le plan social. Cette situation est indigne et disqualifie la gestion politique de l'Europe qui ne protège pas ses ressortissants à l'INTERIEUR même de son territoire !
- colère des salariés des entreprises où le chômage partiel massif est décrété ou bien de celles où des licenciements économiques d'ampleur sont planifiés et où de copieux BONUS sont distribués aux dirigeants comme si de rien n'était ! Il ne peut y avoir deux poids et deux mesures, le Premier Ministre l'a d'ailleurs rappelé.

La crise est mondiale, elle entraîne de terribles répercussions sociales ; sa gestion nécessite de tenir compte de la réelle inquiétude voire de l'angoisse justifiée d'une partie de la population, mais aussi d'être extrêmement ferme face aux injustices et aux comportements "voyous" qui exaspèrent nos concitoyens.

18.03.09

Permalien 23:46:11, par Serge Babary Email , 366 mots   French (FR)
Catégories: Non catégorisé

"CA FAIT UN PEU RAPACES" !

"Les militants NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) qui font le tour des entreprises en difficulté, ça fait un peu rapaces" déclare François CHEREQUE, responsable de la CFDT.

Il est vrai que l'activisme des militants du parti d'Olivier BESANCENOT ne facilite pas la tâche des syndicats "réformistes".

On est là pour "sauver ce qui peut l'être" déclarent les uns ; on est là "pour faire monter la pression" disent les autres !

Dans la crise, les salariés des entreprises en difficulté deviennent un enjeu, leur mobilisation et leur inquiétude pouvant servir de levier à ce que le secrétaire général de la CFDT appelle "des expressions radicales de désespoir".

Si l'on sent bien monter ce "ras-le-bol général" dont parlent les syndicats, peut-on pour autant imaginer de "faire la grève contre la crise" ? C'est bien la question qui va se poser lors de la journée d'action du 19 mars ; la convergence des mécontentements ne définit pas une politique alternative crédible.

Et pourtant, on retrouve là les résultats d'un récent sondage BVA (La Tribune - 16 mars) qui indique que pour 35% des personnes interrogées, le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste est "capable de changer les choses" ! Bien mieux, 43% des sondés estiment qu'Olivier BESANCENOT "s'occupe de leurs problèmes" contre 28% pour le chef de l'Etat !
Il faut donc prendre en considération ce sentiment diffus dans la population que des solutions simplistes, voire abruptes peuvent être apportées en s'appuyant sur des discours radicaux balayant le syndicalisme "classique" (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et même y compris CGT)et s'affrontant au gouvernement et à l'Elysée pour en combattre les décisions.
A cet égard, la mobilisation du 19 mars devra être analysée avec précision pour y mesurer le poids des tenants de la politisation à outrance du mouvement social, voulant transformer le "ras-le-bol" exprimé par les manifestants en hostilité à la politique du Président de la République.
La constitution d'un tel front anti-Sarkozy marquerait une rupture avec la gestion jusqu'à maintenant financière, puis économique et maintenant sociale de la crise. Quelle marge de manoeuvre reste-t'il poue donner du "grain à moudre" aux syndicats ?

17.03.09

Permalien 18:55:56, par Serge Babary Email , 283 mots   French (FR)
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LETTRE OUVERTE A MADAME LA PRESIDENTE DU CONSEIL GENERAL

"POUR UN BUDGET A LA HAUTEUR DE LA CRISE"

Madame la Présidente,

Face à la crise que nous affrontons et aux enjeux qui nous attendent, il est indispensable que les élus concentrent leurs efforts de manière efficace. La crise n'est pas seulement nationale ; elle touche tout le monde et nous connaissons tous des personnes qui en subissent les conséquences. Notre priorité est de les protéger et de leur permettre de conserver leur emploi.

Dans son plan de relance, le Gouvernement a fait le choix embitieux et efficace de l'investissement car l'investissemenet donne du travail aux entreprises, soutient l'emploi et prépare l'avenir.

Aujourd'hui, je vous demande solennellemenet de mettre de côté les considérations partisanes et les critiques systématiques envers l'action du Gouvernement pour faire, à votre tour, le choix de l'avenir en adoptant une politique d'investissemeent. Notre département d'Indre-et-Loire a besoin d'un budget qui, à l'image du plan de relance, soit à la hauteur des enjeux.

Alors que l'Etat va augmenter de 17 Md€ le budget de la protection sociale, qui est déjà chaque année de 550 Md€, alors que le Gouvernement a annoncé une meilleure indemnisation du chômage partiel et une aide accrue pour les classes moyennes et les familles, par exemple en supprimant en 2009 les sommes retant à payer pour les contribuables de la première tranche de l'impôt sur le revenu et en augmentant les allocations familiales, que proposez-vous pour accompagner les femmes et les hommes de notre département touchés par la crise ?

Nos reponsabilités d'élus locaux nous imposent, tout comme aux représentants nationaux, d'agir dans l'intérêt des administrés : soutenir l'investissement local, c'est soutenir l'emploi des Tourangeaux."

13.03.09

Permalien 16:13:11, par Serge Babary Email , 366 mots   French (FR)
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FAC BLOQUEE - VOTE BAFOUE

Depuis deux semaines le site des Tanneurs est bloqué .... Il s'agit du rituel bien établi qui veut que depuis 2003, chaque année la Fac de Lettres et sciences humaines est bloquée.
D'AG manipulées en interventions musclées dans les salles de cours, une minorité très politisée ne rêve que du "Grand Soir" !
Minable situation quand on sait qu'un vote électronique organisé par l'université fait apparaître qu'une majorité d'étudiants souhaite la reprise des cours (70%) - 569 "NON" contre 1.318 "OUI".
Pour les bloqueurs "costauds", ce bloquage est "un moyen de lutte" .... Il n'est donc pas question d'y renoncer !
Quel est donc l'intérêt d'amener des étudiants (la plupart majeur) à voter si la Présidence de l'Université ne fait pas respecter ce vote et n'expulse par les trublions ?
C'est se moquer du geste démocratique responsable que représente le vote, c'est surtout démobiliser les votants pour la prochaine occasion. Les "Gros Bras" ont gagné, la violence s'impose, les étudiants qui le désirent majoritairemeent ne pourront pas accéder à leurs cours.
Il est vrai que des cours, ils s'en "foutent" un peu les professionnels du blocage et de la manif ! Leur objectif immédiat (mais constant d'année en année !) c'est de "reconduire" la grêve et, comme l'a dit sans ambage un syndicaliste SUD : "Construire la faillite du Gouvernement" ....
On est bien loin de l'Université, de l'enseignement supérieur, de sa nécessaire réforme et de l'avenir des étudiants retenus en otages dans cette partie hautement politicienne.
Qu'ils se méfient tout de même les petits Gardes Rouges de la pensée unique, il se pourrait que la jeunesse étudiante se lasse de cette destruction "programmée" et du sabotage de leurs études. A l'exemple des étudiants étrangers de TOURS qui sont exaspérés de perdre leur temps et se trouvent "découragés" des sacrifices fais par leurs familles pour les envoyer étudier en France, il se pourrait que les étudiants "bloqués" prennent conscience de l'injustice qui leur est faite par une minorité agressive.
Au Président de l'Université de prendre la responsabilité d'assurer la libertét d'enseignement dans l'Université François RABELAIS

10.03.09

Permalien 23:24:04, par Serge Babary Email , 491 mots   French (FR)
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DE LA FETE AU CAUCHEMAR ......

Comment un rassemblement pour "faire la fête" peut-il dégénérer, de 22h00 à l'aube, en affrontements entre 200 à 300 "fêtards" et les forces de police ?
C'est pourtant ce qui s'est déroulé dans la nuit de samedi à dimanche dans le quartier Plumereau !

Après 2 jours de réflexion et d'enquêtes tout le monde s'interroge sur cet événement invraisemblable : d'abord les riverains et les commercants traumatisés pour certains, les journalistes qui analysent, les policiers qui enquêtent, le Préfet lui-même, responsable du maintien de l'ordre, et les "fêtards", sûrement, qui n'en reviennent toujours pas !

Qui peut être responsable de cet immense gâchis ?

- Sûrement pas Facebook comme certains l'ont imaginé ; ce réseau ayant simplement facilité, via internet, la diffusion de "l'invitation" à se rassembler pour "la fête".
- Alors peut-être les "organisateurs" qui, par légèreté et insouciance, ont été dépassés par ce rassemblement dans un lieu public ? Il faudra certainement dans l'avenir "responsabiliser" les initiateurs de tels projets.
- Les "invités", nombreux à répondre à cette sollicitation du samedi soir ? La plupart ne sont certainement pas venus là pour en découdre.

Comment peut-on imaginer un tel enchaînement de violence ?

- La bêtise d'abord, qui incite certains à mettre le feu à des poubelles avec le risque de transmettre l'incendie aux voitures en stationnement et aux immeubles (particulièrement sensibles dans ce quartier ancien).
- L'intervention des pompiers était indispensable ; quel individu à peu près équilibré accueille-t'il les pompiers avec des jets de canettes ? On peut penser que certains "agités" étaient déjà particulièrement "allumés" (alcool ? drogue ?)
- Pour protéger les pompiers et leur permettre de faire leur boulot, il faut donc faire appel aux policiers. Là, bien sûr, la fureur des "fêtards" se déchaîne et nous voilà partis pour des heures d'affrontement !
- La violence devient telle que vers 2h30 du matin des renforts sont demandés à la gendarmerie. Les affrontements sont violents, il faudra plusieurs dizaine de charges des forces de l'ordre et des tirs de flash-ball pour mettre fin, à 4h du matin, à cette nuit de cauchemar !

La Place Plumereau pourra-t'elle rester un haut lieu touristique, au coeur de notre ville où devenir, comme la Rue de la Soif à RENNES, le décor d'affrontements et de violences ? L'alcool et pas mal d'autres substances "illicites" ne sont pas étrangers à ces comportements débiles.

A 5h00 du matin, les services de nettoyage faisaient "le ménage" (sous escorte policière !).
On peut, au passage, s'interroger sur le coût de la plaisanterie : pompiers + policiers + gendarmes + employés municipaux = ?
Tout celà pour maîtriser des énergumènes très peu dignes d'intérêt.

Dimanche matin, à l'heure où les "fêtards" rentraient, d'autres jeunes, quelques centaines dans le départements, partaient vers les casernes de pompiers pour leurs exercices de jeunes pompiers volontaires..... Parlons plutôt de ces jeunes-là !

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